Je m'insurge de ne pas avoir les yeux et les oreilles qu'il faut. Alors, ce cauchemar... Et bien oui, je veux dire... oui.
Quatre télés sur scène, j'en ai marre, on revendique le contemporain dans la télévision et pourtant j'entrevois de loin - je suis myope- une sorte d'adhésif brillant qui recouvre le sol et le fond scène : le plastique m'accroche toujours. J'essaye de passer outre les télés agaçantes. Cet espace intriguant, ni trop beau, ni trop honnête.
Et puis il arrive, Eugène Durif en travelo à barbouse et cheveux canins non-toilettées, talonnant jusqu'au centre de la scène où il prend place, secrétaire. Gentiment drôle. Il est la "Question", celui qui dresse un procès à la mère puis à la fille. Question intouchable qui questionne questionnante, jusqu'à vomir de l'interrogatif. Légère et désabusée, comme à côté de ses talons.
Entre alors, la mère-la-vilaine, insatiable de meurtres et d'autres horreurs. Incarnée par Claude Degliame, aux relents simpsoniens, qui de suite m'éloigne un peu plus d'une parole dissoute et redondante. L'alcool sur la tête, la pauvresse se noie dans le verbe pathétique de Rabeux: un flot incessant chapitré qui nous fait espérer une fin, en vain. Une parole qui se retourne contre elle-même, s'annule en soi.
-Là, je me dis qu'à force de vouloir dresser des schémas psychologiques universels, on finit forcément par blablater devant un public de conquis - à tous les coups cocus, moi compris!
Je n'essayerai pas de retranscrire un texte que mon oreille orgueilleuse à très vite snobé, de conflits intérieurs tragicos-cul (inévitablement) - je suis de mauvaise foi - mais qui m'a semblé dépeindre des paradoxes primaires de l'ordre du "j'enfante, je tue".
Les télévisons, revenons-y. Le procès qui donne de l'angle, du prisme même, ça m'emmerde, comme pour se regarder encore un plus le trou du nombril, vide, mais sur quinze supports.
La fille vint alors, lumineuse Vimala Pons. Tellement saisissante mais tardive, la malheureuse subit la descendance de sa mère plombante, et de la Question à qui je prédis des beaux jours dans la version rafraîchie de "Tournez manège".Quatre télés sur scène, j'en ai marre, on revendique le contemporain dans la télévision et pourtant j'entrevois de loin - je suis myope- une sorte d'adhésif brillant qui recouvre le sol et le fond scène : le plastique m'accroche toujours. J'essaye de passer outre les télés agaçantes. Cet espace intriguant, ni trop beau, ni trop honnête.
Et puis il arrive, Eugène Durif en travelo à barbouse et cheveux canins non-toilettées, talonnant jusqu'au centre de la scène où il prend place, secrétaire. Gentiment drôle. Il est la "Question", celui qui dresse un procès à la mère puis à la fille. Question intouchable qui questionne questionnante, jusqu'à vomir de l'interrogatif. Légère et désabusée, comme à côté de ses talons.
Entre alors, la mère-la-vilaine, insatiable de meurtres et d'autres horreurs. Incarnée par Claude Degliame, aux relents simpsoniens, qui de suite m'éloigne un peu plus d'une parole dissoute et redondante. L'alcool sur la tête, la pauvresse se noie dans le verbe pathétique de Rabeux: un flot incessant chapitré qui nous fait espérer une fin, en vain. Une parole qui se retourne contre elle-même, s'annule en soi.
-Là, je me dis qu'à force de vouloir dresser des schémas psychologiques universels, on finit forcément par blablater devant un public de conquis - à tous les coups cocus, moi compris!
Je n'essayerai pas de retranscrire un texte que mon oreille orgueilleuse à très vite snobé, de conflits intérieurs tragicos-cul (inévitablement) - je suis de mauvaise foi - mais qui m'a semblé dépeindre des paradoxes primaires de l'ordre du "j'enfante, je tue".
Les télévisons, revenons-y. Le procès qui donne de l'angle, du prisme même, ça m'emmerde, comme pour se regarder encore un plus le trou du nombril, vide, mais sur quinze supports.
Jean-Michel Rabeux pond le cauchemar. -je ne commente pas c'est malvenu, mais je me dis que quand même, il l'a bien cherché.

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